Chaufferie mobile dans une remorque fourgon devant un immeuble, les tuyaux de chauffage entrent dans le bâtiment

Prestations · Chauffage mobile

Location et achat de chauffage mobile et de chaufferie mobile en Suisse

Chaufferie sur remorque, conteneur de chauffage ou, pour les petites puissances, chauffage électrique : à court terme, dans toute la Suisse et aussi près de chez vous que possible.

  • 3 kW à 13’500 kW
  • Mazout, gaz, bois, électricité, pompe à chaleur
  • Aussi pour les réseaux de chaleur

Les chaufferies mobiles sont des chauffages complets, sur remorque ou en conteneur. Elles fournissent individuellement environ 50 à 2’000 kW, en cascade jusqu’à 13’500 kW, et se raccordent au chauffage existant par des flexibles. Cette page présente les formes de construction, les utilisations, le raccordement, les agents énergétiques et les exigences suisses en matière de bruit, d’air et de protection des eaux.

Solutions de chauffage mobile selon la puissance

  • 80 à 900 kW · mazout, gaz, pellets

    Chaufferie sur remorque

    La chaufferie complète dans une remorque : pour immeubles, entreprises, industrie et chantiers.

    Louer une chaufferie sur remorque
  • 300 à 2’000 kW · mazout, gaz, bois, pompe à chaleur

    Conteneur de chauffage

    Pour l’industrie, les hôpitaux, les grands ensembles et les réseaux de chaleur, en cascade jusqu’à 13’500 kW.

    Conteneur de chauffage : location et achat
  • 3 à 40 kW · électricité

    Chauffage électrique mobile

    Pour les petites puissances, à eau ou à air : sans gaz de combustion, il peut être placé dans le bâtiment.

    Les trois formes en détail

En bref

Pourquoi loue-t-on une chaufferie mobile ?

Une chaufferie mobile remplace ou complète temporairement le chauffage fixe : en cas de panne en hiver, pendant un assainissement, pour sécher un bâtiment et chauffer une chape, comme solution transitoire dans un réseau de chaleur ou lorsque l’installation existante ne fournit pas la puissance nécessaire. Les installations arrivent sur remorque ou en conteneur, se raccordent à l’hydraulique existante et fonctionnent selon le modèle au mazout, au gaz naturel, au gaz liquide, au bois, à l’électricité ou par pompe à chaleur.

Puissance
De 3 kW à 13’500 kW en cascade
Formes
Chaufferie sur remorque, conteneur de chauffage ; chauffage électrique pour les petites puissances
Agents énergétiques
Mazout (aussi HVO), gaz naturel, gaz liquide, pellets, plaquettes, électricité, pompe à chaleur
Utilisations typiques
Chauffage de secours, assainissement, chauffage de chape, réseau de chaleur, pointe de charge
Raccordement
Flexibles sur le départ et le retour, séparation des systèmes si nécessaire
Durée de location
De quelques jours à plusieurs périodes de chauffage

Valeurs indicativesLes puissances décrivent les parcs de location usuels. La chaufferie dont votre bâtiment ou votre réseau a besoin résulte du dimensionnement selon la charge thermique, la température de départ et la situation de raccordement.

Les trois formes de construction

Besoin de chaleur à court terme, urgence ou chantier : la chaufferie sur remorque et le conteneur de chauffage couvrent tout, de l’immeuble au réseau de chaleur ; le chauffage électrique complète pour les petites puissances. La puissance détermine la forme de construction, le lieu d’implantation l’agent énergétique.

Chaufferie mobile sur remorque, 80 à 900 kW

80 à 900 kW · mazout, gaz, pellets

Chaufferie sur remorque

Remorque fourgon avec chaudière, brûleur, pompe, régulation et le plus souvent une citerne intégrée. La solution la plus polyvalente : immeubles, entreprises, industrie et chantiers ; en cascade aussi pour davantage de puissance. Raccordement électrique 16 A pour la commande.

Louer une chaufferie sur remorque
Conteneur de chauffage mobile, 300 à 2’000 kW

300 à 2’000 kW · cascade jusqu’à 13’500 kW

Conteneur de chauffage

Livré par camion, avec citerne externe ou raccordement au gaz. Pour l’industrie, les hôpitaux, les grands ensembles et comme solution transitoire dans les réseaux de chaleur. La combinaison de plusieurs conteneurs permet des puissances pratiquement illimitées.

Conteneur de chauffage : location et achat
Chauffage électrique mobile sur diable, jusqu’à 40 kW

3 à 40 kW · électricité

Chauffage électrique mobile

Sur diable, sans gaz de combustion ni combustible. Les appareils à eau alimentent radiateurs ou chauffage au sol, les aérothermes soufflent de l’air chaud. Ils peuvent être placés dans le bâtiment : chauffage de chape, chauffage de secours dans un logement et interventions en zone sensible au bruit.

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Comparaison des formes de construction

CaractéristiqueChaufferie sur remorqueConteneur de chauffageChauffage électrique
Puissance80 à 900 kW300 à 2’000 kW, cascade jusqu’à 13’500 kW3 à 40 kW
Agents énergétiquesMazout, HVO, gaz naturel, gaz liquide, pelletsMazout, HVO, gaz naturel, gaz liquide, bois (exécution spéciale)Électricité
Distribution de chaleurDépart / retourDépart / retourDépart / retour ou gaine d’air chaud
Raccordement électrique (400 V)16 A / 32 A16 A / 32 A / 63 A16 A / 32 A / 63 A
Exemple de dimensions (L × l × H)3’500 × 1’600 × 2’100 mm à 5’990 × 2’600 × 3’200 mm20 pieds (6’058 × 2’438 × 2’591 mm)750 × 450 × 300 mm
Poids1’000 à 3’450 kgjusqu’à env. 10’000 kg30 à 50 kg
ParticularitésProgramme de chauffage de chape, télésurveillanceRégulation en cascade, télésurveillance, départ jusqu’à env. 105 °CProgramme de chauffage de chape, installation dans le bâtiment

Valeurs indicativesLes plages de puissance, les raccordements et les dimensions décrivent des appareils courants des trois formes. L’installation livrée dépend de votre charge thermique et de la disponibilité dans le parc de location.

Remarque sur les subventions

En Suisse, les chauffages de secours ou transitoires en location ne sont en règle générale pas subventionnés directement. Dans le cadre d’un assainissement ou d’un remplacement de chauffage, les coûts peuvent toutefois, selon les cas, être déduits fiscalement comme frais d’entretien de l’immeuble. Renseignez-vous auprès de votre conseiller fiscal ou du service cantonal de l’énergie.

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Domaines d’utilisation des chaufferies mobiles

Immeubles, réseaux de chaleur, EMS, hôpitaux, commerces et sites industriels : partout où il faut couvrir rapidement un besoin de chaleur élevé, une chaufferie mobile peut être louée. Elle permet notamment de :

  • surmonter les avaries et les pannes de chauffage dans les bâtiments d’habitation et autres ;
  • chauffer des chantiers ou sécher la chape au moyen du chauffage au sol ;
  • réaliser maintenance, réparations et transformations sans interruption ;
  • désinfecter thermiquement les réseaux d’eau potable lorsque la puissance installée ne suffit pas ;
  • entretenir, étendre ou convertir des réseaux de chaleur à un autre agent énergétique ;
  • chauffer des tentes et des locaux non chauffés lors de manifestations ;
  • couvrir dans l’industrie un besoin temporairement plus élevé sans nouvel investissement, ou remplacer des générateurs de chaleur redondants coûteux à entretenir.

Limiter les coûts d’une panne de chauffage

Si le chauffage tombe en panne, que ce soit pour une maintenance planifiée ou une défaillance, les coûts peuvent grimper vite : réductions de loyer demandées par les locataires, activité d’une entreprise à l’arrêt. Une chaufferie mobile met rapidement la puissance nécessaire à disposition et comble l’interruption presque sans transition.

Chauffer un chantier avec des aérothermes à eau

De nombreux matériaux et travaux exigent une température minimale. Une chaufferie mobile alimente en eau de chauffage des aérothermes en recirculation qui chauffent les locaux, même sans système de chauffage installé. Par rapport aux générateurs d’air chaud aspirant l’air extérieur, cette solution est plus efficace et plus économe.

Chauffage de secours redondant

Dans les EMS et les hôpitaux, la santé de nombreuses personnes dépend de la technique ; on y installe souvent des chaufferies redondantes, qui doivent être entretenues sans jamais servir. Une chaufferie mobile peut jouer ce rôle, à condition de choisir à temps, avec le fournisseur, la technique nécessaire en cas d’urgence.

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Déroulement en cinq étapes

  1. Déterminer le besoin : bâtiment ou réseau, puissance approximative, agent énergétique souhaité, durée et lieu d’implantation.
  2. Être mis en relation : vous décrivez votre besoin, nous vous mettons en relation avec l’entreprise spécialisée, aussi proche que possible. Elle examine avec vous service, prestations et prix, sur place si nécessaire.
  3. Mandater et planifier : points de raccordement, cheminement des flexibles, citerne ou raccordement au gaz, électricité, protection contre le bruit ; à l’achat aussi le dimensionnement de l’installation.
  4. Livraison et mise en service : mise en place, raccordement au départ et au retour, remplissage, purge, réglage de la régulation et remise à l’exploitant.
  5. Exploitation, service et restitution : télésurveillance et service de dépannage pendant la location ; à l’achat, contrat de service en option. Après l’intervention, démontage et enlèvement.
Chaufferie mobile sur remorque avec silencieux d’échappement à côté d’une maison sur un chantier Des flexibles de chauffage isolés traversent la terrasse vers un immeuble
En intervention : chaufferie sur remorque avec silencieux d’échappement sur un chantier (à gauche) et flexibles isolés menant dans le bâtiment (à droite).

Notre numéro pour les urgences de chauffage : notez-le dès maintenant, en cas de panne un appel en vaut la peine. +41 43 588 35 51

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Raccordement au chauffage existant

Sur place, la chaufferie mobile est reliée au réseau de conduites existant par des flexibles sur le départ et le retour, et au réseau électrique. Les pompes intégrées débitent de 3,5 à 50 m³ d’eau par heure ; la protection est usuellement de 10 bar pour l’eau sanitaire et de 3 bar pour le chauffage. Le chemin de la chaleur : la chaudière chauffe l’eau, la pompe la pousse par le départ dans le bâtiment, refroidie elle revient par le retour. Le chauffage existant reste hors service.

Les flexibles sont raccordés avec des raccords Storz (raccords pompiers) ou d’autres raccords rapides courants. Chaque mètre de flexible économisé jusqu’au point de raccordement réduit les pertes de chaleur. Un échangeur à plaques sépare au besoin le circuit de la chaudière de celui du bâtiment : utile en cas de pressions différentes (réseau de chaleur), de glycol dans le circuit chaudière ou d’eau d’installation encrassée.

Raccordements nécessaires selon la puissance

FormePuissanceRaccordement électriqueDiamètre nominal
Chauffage électrique20 kW16 A 230 V (2,5 à 3 kW) · 16 A 400 V (7,5 à 11 kW) · 32 A 400 V (18 à 20 kW)DN 25 (1″)
Chauffage électrique40 kW63 A 400 V (36 à 40 kW)DN 25 (1″)
Chaufferie sur remorque70 à 160 kW16 A, 230 VDN 32 à DN 50
Chaufferie sur remorque300 à 500 kW16 A, 400 VDN 50 à DN 65
Chaufferie sur remorque900 kW32 A, 400 VDN 75 (3″)
Conteneur de chauffage500 kW32 A, 400 VDN 65 (2 1/2″)
Conteneur de chauffage1’000 à 2’000 kW63 A, 400 VDN 100 (4″)
Conteneur de chauffage2’500 à 3’000 kWselon dimensionnementDN 150 (6″)
Conteneur de chauffage4’000 à 7’000 kWselon dimensionnementDN 200 (8″)

Valeurs indicativesLe tableau montre des correspondances usuelles entre puissance, raccordement électrique et diamètre nominal pour préparer le lieu d’implantation. Les valeurs contraignantes figurent dans la documentation technique de l’installation livrée.

Liste de contrôle avant le raccordement

  • L’emplacement est-il dégagé, plan, portant et accessible au besoin par camion ?
  • Existe-t-il un point de raccordement sur le départ et sur le retour du chauffage ?
  • Les flexibles traversent-ils des chemins ou des routes ? Prévoir passages de câbles et rampes.
  • Un raccordement d’eau est-il disponible pour rincer et remplir ?
  • La conduite d’évacuation de la soupape de sécurité peut-elle être menée à un endroit sans danger ?
  • Les gaz de combustion présentent-ils un risque (fenêtres, prises d’air, postes de travail) ?
  • Des prescriptions locales s’opposent-elles au combustible (zone de protection des eaux, sensibilité au bruit) ?
  • Le raccordement électrique suffit-il pour brûleur, pompe et régulation, et est-il protégé selon la NIBT ?

Ensuite, l’entreprise pose les flexibles, vérifie l’alimentation en combustible, rince, remplit et purge l’installation, la met sous une pression de 1,5 à 2,5 bar (avec un mélange eau-glycol en cas de risque de gel, eau de remplissage selon SICC BT 102-01), règle la régulation sur le bâtiment ou le réseau, contrôle les valeurs de combustion et remet l’installation avec une instruction.

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Agents énergétiques comparés : mazout, gaz, bois, électricité et pompe à chaleur

L’agent énergétique se décide en fonction du lieu d’implantation, de la durée et de la puissance. L’électricité est en règle générale judicieuse jusqu’à environ 40 kW ; au-delà, elle bute sur le raccordement ou sur les coûts. Dans les puissances supérieures, chaufferies sur remorque et conteneurs fonctionnent avec des chaudières à mazout ou à gaz modernes ; pour les longues durées s’ajoutent le bois et les pompes à chaleur mobiles.

Agent énergétiquePlage mobile usuelleConsommation pour 100 kW de chaleurTaxe CO₂Adapté si
Mazout extra-léger80 à 2’000 kWenv. 11 litres par heureOuià court terme, partout sans réseau, chauffage de secours
HVO100comme le mazoutenv. 11 litres par heureNonlogistique du mazout, mais objectifs climatiques
Gaz naturel / biogaz80 à plus de 2’000 kWenv. 10 m³ par heureOui / Nonréseau de gaz à proximité, longue durée
Gaz liquide80 à 2’000 kWenv. 8,5 kg par heureOuisecteur de protection des eaux, pas de réseau de gaz
Pellets50 à 1’000 kWenv. 24 kg par heureNondes mois ou des années, énergie renouvelable exigée
Plaquettes de bois150 à 2’000 kWenv. 35 kg par heureNonlongue durée, bois de la région
Électricité directe3 à 40 kW100 kW électriquesNonpetite puissance, installation dans le bâtiment, zone sensible au bruit
Pompe à chaleur30 à plusieurs centaines de kWenv. 25 à 35 kW électriquesNondépart jusqu’à 70 °C suffisant, toute une période de chauffage

Valeurs indicativesConsommations et plages valables à pleine charge pour 100 kW de puissance thermique. La taille de votre installation, votre profil de charge et le rendement de la chaudière livrée donnent d’autres quantités.

Choisir l’agent énergétique

  • Moins de quatre semaines : mazout dans la citerne de la remorque ou gaz liquide ; peu d’efforts pour le stockage et le raccordement.
  • Une période de chauffage ou plus : gaz naturel si un réseau est proche ; sinon citerne externe au mazout ou HVO, bois ou pompe à chaleur mobile avec chaudière d’appoint.
  • Secteur ou zone de protection des eaux : gaz liquide, électricité ou pompe à chaleur ; mazout seulement avec autorisation et ouvrage de protection.
  • Zone d’habitation avec fonctionnement de nuit : électricité ou pompe à chaleur jusqu’à 40 kW, au-delà mazout ou gaz avec silencieux d’échappement et habillage fermé.
  • Objectifs climatiques : HVO, biogaz, pellets, plaquettes ou pompe à chaleur ; pas de taxe CO₂ et des justificatifs pour le reporting.
  • Pas de raccordement électrique : mazout ou gaz liquide avec un groupe électrogène pour le brûleur, la pompe et la régulation.

Avec l’accord du fabricant, la même chaudière fonctionne au HVO100 (huile végétale hydrotraitée selon SN EN 15940) : jusqu’à 90 % de CO₂ en moins sur le cycle de vie et pas de taxe CO₂. À 900 kW, la citerne d’une remorque ne suffit que pour 11 à 12 heures à pleine charge ; pour les interventions plus longues, une citerne externe de plusieurs milliers à plusieurs dizaines de milliers de litres est placée à côté.

Citerne externe à mazout à double paroi avec armoire de robinetterie à côté d’un bâtiment échafaudé Citerne de gaz liquide sur dalle en béton à côté d’un conteneur de chauffage sur un chantier Conteneur de chauffage avec silencieux d’échappement et conduites isolées raccordé au réseau de gaz
Trois façons d’amener le combustible : citerne externe à mazout avec bac de rétention, citerne de gaz liquide sur dalle en béton et conteneur de chauffage raccordé au réseau de gaz.

Réseaux de chaleur : chaleur mobile avec maintien de pression

Les réseaux de chaleur se développent dans toute la Suisse, et presque chaque réseau a un jour besoin de chaleur venue de l’extérieur : remplacement de l’ancienne chaudière par du bois, une pompe à chaleur industrielle ou un raccordement à une usine d’incinération, extension avant la mise en service du nouveau producteur, assainissement de la centrale, panne d’une chaudière ou pointe de janvier. Les conteneurs de chauffage prennent alors le relais : individuellement de 300 à 2’000 kW, en cascade jusqu’à 13’500 kW, pendant des semaines ou toute une période de chauffage.

  • Pression : les réseaux de proximité travaillent en PN 6 à PN 10, les réseaux à distance en PN 16 à PN 25, alors que les chaudières mobiles sont protégées à 3 bar. Un échangeur à plaques vissé sépare les deux circuits ; raccordement par brides DN 100 à DN 200.
  • Maintien de pression : si celui de la centrale est arrêté, une station mobile maintient la pression minimale au point le plus haut, absorbe la dilatation et assure l’appoint en eau traitée et le dégazage.
  • Température : les réseaux de proximité fonctionnent le plus souvent entre 70 et 90 °C, les réseaux plus anciens jusqu’à 110 ou 130 °C en hiver. Au-delà d’environ 105 °C, on utilise des conteneurs à eau surchauffée, soumis à l’ordonnance sur l’utilisation des équipements sous pression.
  • Logistique : un conteneur de 2’000 kW consomme environ 220 litres de mazout par heure à pleine charge ; une citerne de 30’000 litres tient à peine six jours. Chaque conteneur demande 63 A / 400 V et une surface plane d’environ 15 × 3 mètres plus la citerne.

Valeurs indicativesNiveaux de pression, températures et consommations sont des valeurs usuelles de la pratique. Font foi les données du réseau de l’exploitant et le dimensionnement par l’entreprise spécialisée.

Pour l’offre, indiquez la charge maximale et moyenne, la durée, les températures de départ et de retour, la pression de service, la hauteur statique, le diamètre de la bride de raccordement, la question du maintien de pression, l’emplacement et l’agent énergétique souhaité. Nous vous mettons en relation avec un partenaire qui connaît les réseaux de chaleur par la pratique.

Bruit et environnement : les exigences en Suisse

Juridiquement, une chaufferie mobile est une installation de combustion comme une autre, même si elle ne reste que quelques semaines. La Confédération fixe les valeurs limites pour l’air, le bruit, les eaux et le climat, les cantons autorisent et contrôlent, les communes évaluent l’emplacement et le voisinage. L’entreprise avec laquelle nous vous mettons en relation connaît la pratique locale ; la responsabilité d’exploitant reste la vôtre.

Protection contre le bruit (LPE et OPB)

Selon le principe de prévention de la loi sur la protection de l’environnement (art. 11, al. 2 LPE), les émissions doivent être limitées autant que la technique et l’exploitation le permettent et que cela est économiquement supportable. Les chaufferies mobiles fonctionnent souvent jour et nuit pendant des semaines (séchage de chape, protection contre le gel, chauffage de secours). Elles sont jugées comme nouvelles installations et doivent respecter les valeurs de planification de l’ordonnance sur la protection contre le bruit (OPB), la nuit de 19 h à 7 h.

Degré de sensibilitéZone typiqueValeur de planification jourValeur de planification nuit
DS IZones de détente (cures, hôpitaux)50 dB(A)40 dB(A)
DS IIZones d’habitation et d’utilité publique55 dB(A)45 dB(A)
DS IIIZones mixtes, zones agricoles60 dB(A)50 dB(A)
DS IVZones industrielles et artisanales65 dB(A)55 dB(A)

Les principales sources de bruit sont le brûleur (grondement de basse fréquence), la bouche d’échappement, les pompes et les ventilateurs. Mesures efficaces :

  • Silencieux d’échappement : ils réduisent le bruit de bouche de 10 à 15 dB(A) en règle générale et se louent pour un tarif modeste (env. 15 à 40 CHF par jour, valeur indicative).
  • Habillage fermé : une remorque ouverte annule toute isolation ; un capotage apporte 5 à 10 dB.
  • Emplacement et distance : le bâtiment lui-même fait écran (15 à 20 dB) ; chaque doublement de la distance réduit le niveau d’environ 6 dB.
  • Exploitation : abaissement nocturne coordonné avec le programme de séchage de chape, brûleurs modulants, information précoce du voisinage.

Pour un fonctionnement prolongé, de nombreuses autorités exigent une preuve de protection contre le bruit, établie à partir des niveaux de puissance acoustique de la fiche technique. Les chauffages électriques et les pompes à chaleur sont des alternatives presque silencieuses, mais limitées en puissance.

Air, eaux et climat

  • Ordonnance sur la protection de l’air (OPair) : depuis juin 2023, seul le mazout extra-léger pauvre en soufre (50 mg/kg au maximum) est admis. Contrôle des installations de combustion : mazout tous les deux ans, gaz tous les quatre ans, bois dès 70 kW tous les deux ans avec dépoussiéreur.
  • Protection des eaux (LEaux, OEaux) : les citernes à mazout doivent être à double paroi ou placées dans un bac de rétention. Dans les secteurs Au et Ao et dans les zones de protection des eaux souterraines, les installations de plus de 450 litres nécessitent une autorisation cantonale ; elles sont exclues en zone S1. Le gaz liquide, l’électricité et la pompe à chaleur y sont le choix le plus simple.
  • Loi sur le CO₂ : le mazout, le gaz naturel et le gaz liquide sont soumis à la taxe CO₂ de 120 CHF par tonne de CO₂, comprise dans le prix du combustible. HVO, pellets, plaquettes et biogaz avec garantie d’origine en sont exonérés.
  • Autorisation et sécurité : pour quelques semaines, un chauffage de secours ou de chantier est souvent sans autorisation ou traité avec le permis du chantier ; au-delà de plusieurs mois, de nombreuses communes exigent un permis pour l’installation temporaire. Les prescriptions de protection incendie AEAI règlent les distances, la directive CFST 6517 le gaz liquide.

Louer ou acheter une chaufferie mobile ?

Les chauffages sur remorque et en conteneur existent à l’achat comme à la location. Pour une utilisation de longue durée, l’achat revient souvent moins cher, mais demande un investissement initial plus élevé. Si la chaleur mobile n’est nécessaire que temporairement, pendant quelques semaines ou quelques mois, la location est généralement plus avantageuse : vous ne payez que la durée d’utilisation.

CritèreLouerAcheter
Capital engagéFaibleÉlevé
MaintenanceCompriseCoûts supplémentaires
Coûts à long termePlus élevésPlus bas
FlexibilitéPlus grandePlus faible
Technique la plus récenteOuiNon, sauf en cas de rachat
Durée d’utilisationMoins de 2 à 3 ansPlus de 2 à 3 ans
TélésurveillanceCompriseÀ organiser soi-même
Prescriptions et justificatifsLe loueur fournit fiches techniques, valeurs acoustiques et conformitéL’exploitant assure lui-même contrôle de combustion et justificatifs

Règle empiriqueLa limite de deux à trois ans est une règle empirique. Dans votre cas, elle dépend du loyer, du prix d’achat, des coûts du combustible et du taux d’utilisation.

Dans la pratique, les chaufferies mobiles sont presque toujours louées : chaleur disponible très rapidement en cas d’avarie, large gamme de puissances, technique récente et entretenue, service de dépannage 24 h/24, livraison, raccordement et enlèvement par le loueur. Les inconvénients : une location longue coûte plus cher qu’un achat, et la disponibilité comme les prix dépendent fortement de la saison. L’achat se justifie pour des durées de plus de 2 à 3 ans, pour relouer soi-même l’installation ou pour la garder ensuite comme solution de secours. La location-vente est une troisième voie : on loue d’abord la technique avant de la reprendre en propriété.

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Questions fréquentes sur la location de chaufferie mobile

Comment l’eau chaude sanitaire est-elle assurée ?

Lors de l’assainissement d’un chauffage, l’eau chaude doit rester disponible, en particulier dans les immeubles et les hôpitaux. Les chaufferies mobiles disposent pour cela d’un circuit de chauffage supplémentaire dédié à la préparation de l’eau chaude sanitaire. Elles sont raccordées au système existant et fournissent la puissance nécessaire pendant toute la durée des travaux.

En combien de temps une chaufferie mobile peut-elle être livrée ?

En location et en cas d’urgence, une chaufferie mobile peut être livrée en quelques heures, la disponibilité dépendant de la saison. À l’achat, les délais varient fortement : moins de quatre semaines n’est généralement pas possible, et selon l’installation et ses spécifications, la fabrication et la livraison peuvent durer plusieurs mois.

Combien de temps peut-on louer une chaufferie mobile ?

La durée de location n’est pas limitée : certains clients louent pendant des mois, voire des années. Les locations très courtes sont plutôt déconseillées, car la livraison, le raccordement et le démontage sont facturés à chaque intervention et ne s’amortissent qu’avec la durée.

Quelles températures de départ atteignent les chaufferies mobiles ?

Les chaufferies sur remorque et les conteneurs standard travaillent jusqu’à environ 90 °C, de nombreux conteneurs jusqu’à environ 105 °C. Pour les réseaux de chaleur avec un départ supérieur à 110 °C, on utilise des conteneurs à eau surchauffée, considérés comme équipements sous pression. Les pompes à chaleur mobiles fournissent jusqu’à 65 ou 70 °C selon le fluide frigorigène, les chauffages électriques mobiles jusqu’à 90 °C.

Une chaufferie mobile peut-elle alimenter un réseau de chaleur ?

Oui. Plusieurs conteneurs de chauffage sont montés en cascade et fournissent ensemble jusqu’à 13’500 kW. Comme le circuit chaudière des installations mobiles est généralement protégé à 3 bar alors que le réseau travaille entre 6 et 16 bar, un échangeur à plaques sépare les deux circuits. Si le maintien de pression de la centrale est hors service, une station mobile de maintien de pression prend le relais.

Faut-il une autorisation pour une chaufferie mobile en Suisse ?

Pour une intervention courte comme chauffage de secours ou de chantier, une annonce à la commune ou au contrôle des installations de combustion suffit en général. Si l’installation fonctionne pendant des mois, de nombreux cantons exigent un permis de construire pour l’installation temporaire, une preuve de protection contre le bruit et une mesure des émissions. Dans les secteurs de protection des eaux, les citernes à mazout de plus de 450 litres nécessitent une autorisation cantonale. L’entreprise avec laquelle nous vous mettons en relation connaît les exigences du lieu d’intervention.

Nous vous mettons en relation avec le bon interlocuteur

Nous ne collectons pas d’offres : nous vous mettons en relation avec le bon interlocuteur. Nous vous conseillons de manière neutre et vous mettons en contact avec le partenaire chaleur que nous connaissons personnellement, aussi proche de chez vous que possible, bien entendu sans engagement et gratuitement. C’est à nous de vous convaincre, et à nos partenaires aussi.

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La direction de Swiss Energy Group en discussion
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