Les pompes à chaleur industrielles moyenne température fournissent jusqu’à 50 à 60 °C de départ, surtout pour le chauffage des bâtiments, idéalement avec chauffage de surface. Les pompes à chaleur haute température fournissent 90, 100, voire jusqu’à 160 °C, pour les processus industriels, la production de vapeur et les réseaux de chaleur exigeants. Trois technologies le permettent :
| Technologie | Fonctionnement | Usage typique |
| Désurchauffe des gaz chauds | Une partie du gaz très chaud sortant du compresseur passe par un échangeur supplémentaire et fournit environ 20 °C de plus qu’en fonctionnement normal, sans réduire le coefficient de performance. | Chauffage et eau chaude en parallèle |
| Cycles à plusieurs étages | Plusieurs circuits en série : le premier élève la source à un niveau moyen, le second continue ; chaque étage est optimisé pour sa plage. | Grands écarts, par exemple de l’air extérieur à haute température |
| Fluides frigorigènes spéciaux | Pour des sources chaudes comme des rejets à 30–40 °C, des fluides comme le CO₂ (R744) réalisent de grands écarts à partir de ce niveau. | Récupération de chaleur industrielle, chaleur de processus |
Même en haute température, un petit écart augmente l’efficacité : pour des températures finales élevées, préférez une source chaude. L’air extérieur s’y prête mal, surtout en hiver ; saumure, sol ou rejets industriels sont plus chauds toute l’année.
Fluides frigorigènes : réglementation et alternatives naturelles
En Suisse, l’ordonnance sur la réduction des risques liés aux produits chimiques (ORRChim, annexe 2.10) encadre les fluides stables dans l’air : pour les nouvelles installations, les HFC sont interdits par paliers selon la puissance et l’usage dès que des alternatives sont l’état de la technique ; au-delà de 3 kg, annonce, carnet d’entretien et contrôles d’étanchéité. Comme la plupart des fabricants produisent pour l’ensemble du marché européen, l’abandon des HFC dans les pays voisins influe aussi sur l’offre et les prix en Suisse. Les HFO comme le R1234ze ont un faible potentiel de réchauffement, mais appartiennent aux PFAS. Le marché va donc vers les fluides naturels : CO₂ (R744), ininflammable et adapté à la haute température ; ammoniac (R717), très efficace et éprouvé, avec des mesures de sécurité particulières ; propane (R290), de plus en plus utilisé dans les grandes installations. Un choix durable évite des coûts de transformation ultérieurs.